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Thé vert

Dernière mise à jour : 29 août



La plus ancienne mention du thé que l’on connaisse date du VIIIe siècle avant notre ère. Elle se trouve dans un ouvrage chinois, le Livre des chants. D’abord réservé aux dignitaires, le thé ne devient vraiment populaire qu’au cours de la dynastie Tang, vers le VIIIe siècle de notre ère. On lui reconnait des vertus stimulantes et un traité sur sa culture et sa préparation lui est consacré. Il est alors exporté de la Chine vers ses voisins, le Tibet et la Mongolie. Puis son usage se répand progressivement dans le monde en commençant par le Japon au IXe siècle, sous l’influence des moines bouddhistes.


C’est au début du XVIIe siècle, grâce à la marine marchande hollandaise, que l’Europe découvre le thé. Il se répand en Hollande, en Italie, en Allemagne, au Portugal, et enfin en Angleterre où il connaît un extraordinaire engouement. À tel point qu’une pause quotidienne quasi officielle est consacrée à sa dégustation dans les années 1800, le five o’clock tea.


Dans le courant du XIXe siècle, les Britanniques vont s’emparer du secret de la culture du thé et l’implanter en Inde dans la région de Darjeeling, au Sri Lanka et, plus tard, en Afrique de l’Ouest, au Kenya. Ils vont également développer un procédé de fabrication produisant un thé très oxydé, le thé noir et devenir les premiers exportateurs mondiaux de thé.


Aujourd’hui, le thé est la boisson la plus consommée dans le monde après l’eau. Le thé vert représente 18 % de la consommation de thé mondiale, et le thé noir, 80 %. La Chine reste le premier pays producteur, suivie de l’Inde et du Kenya.


Le thé vert


Le thé vert contient de la caféine et de nombreuses substances antioxydantes de la famille des catéchines, la principale étant l’EGCG (épigallocatéchine-3-gallate). Une feuille de thé vert déshydratée contient de 0,5 % à 10 % de caféine et de 15 % à 30 % de catéchines parmi lesquelles 50 % à 75 % d’EGCG.


Une tasse de thé vert (250 ml), correspondant à l’infusion d’environ 2,5 g de feuilles de thé, contient de 50 mg à 150 mg de catéchines totales et de 30 mg à 50 mg de caféine, soit de 4 à 6 fois moins que 1 tasse de café filtre. La concentration en EGCG varie d’un thé à l’autre, mais on peut estimer qu’elle représente en moyenne 60 % des catéchines totales.


Le thé vert, parce qu’il est moins oxydé, est plus riche en catéchines. Il en contient jusqu’à 30 %, tandis que le thé noir n’en contient qu’environ 9 %. Les vertus antioxydantes du thé vert sont donc supérieures à celles du thé noir.


En complément alimentaire, les bienfaits du thé vert


Saviez-vous que le thé vert se consomme aussi en compléments alimentaires ? Parmi les différentes couleurs de thé, le thé vert est celui qui posséderait le plus de vertus thérapeutiques. Il contient de la caféine, de nombreuses substances antioxydantes, mais aussi un ingrédient actif appelé théanine. Il aurait un effet relaxant sur le système nerveux et stimulant sur le système immunitaire. L’usage du thé vert permettrait d’aider à réduire le taux de cholestérol, de maintenir une bonne mémoire et de l’attention ou encore de favoriser la circulation sanguine. Consultez votre médecin avant de commencer une cure de thé vert, puisque la posologie adéquate varie en fonction du mal à soulager. Les femmes enceintes ou allaitantes, les personnes souffrant de troubles hépatiques ou ayant une carence en fer doivent consulter un médecin.


Les bienfaits du thé vert


Réduction du taux de cholestérol


Extraits de thé vert. Des résultats bénéfiques ont été obtenus à des doses quotidiennes de 1 200 mg à 2 300 mg d’extrait de thé vert ou de 491 mg à 714 mg de catéchines.


Prévention du cancer


Thé vert en infusion. Trois tasses de thé par jour exerceraient un effet protecteur contre certains cancers. L’effet augmenterait avec la quantité de thé consommée, qui peut aller jusqu’à 10 tasses par jour.


Traitement des condylomes (verrues génitales)


En 2006, l’agence de santé américaine « Food and Drug Administration (FDA) » a approuvé l’usage d’une pommade à base d’extrait de thé vert pour le traitement local des condylomes acuminés. La pommade en question, Veregen®, contient 15 % de catéchines de thé vert. Testée chez des personnes souffrant de condylomes anaux et génitaux, elle a fait disparaître ou régresser les verrues dans la moitié des cas environ.


Réduction du taux de cholestérol


En 2008, une méta-analyse a conclu que le seul effet significatif du thé vert sur les facteurs de risque de maladies cardiovasculaires était la réduction du taux de « mauvais cholestérol » (LDL). Depuis, plusieurs études cliniques ont obtenu des résultats allant dans ce sens. En 2011, deux études indiquent que les catéchines du thé vert - qui sont les principaux polyphénols (ou antioxydants) présents dans le breuvage - réduisent au bout de 6 mois les taux de cholestérol et de LDL-cholestérol chez des patients souffrant d’hyperlipidémie, comparés à des sujets contrôles.

Les doses des études variaient de 1 200 mg à 2 300 mg d’extrait de thé vert ou de 491 mg à 3000 mg de catéchines du thé par jour. Il est à noter que des doses inférieures ne semblent pas avoir d’effet sur le taux de cholestérol. Une autre étude clinique rapport que le thé vert ou ses catéchines réduisent le « mauvais cholestérol » (LDL cholestérol), ainsi que le cholestérol total et les triglycérides.


Mémoire et attention


Boire du thé vert quotidiennement semble aider à maintenir la vivacité d’esprit et la performance cognitive. De plus, la prise d’un extrait de thé vert avec la L-théanine semble améliorer au bout de 4 mois la mémoire et l’attention chez les personnes présentant de légers problèmes mentaux. En 2015, des chercheurs japonais ont montré qu’une consommation quotidienne de thé vert (de 1 à 6 tasses par jour ou par semaine) était associée à un risque moindre de démence ou de trouble cognitif léger. Ainsi, L’incidence de la démence – maladie d’Alzheimer comprise – était environ 4 fois plus faible chez ceux qui boivent du thé vert quotidiennement, comparée à ceux qui n’en boivent pas. Une consommation plus modérée (de 1 à 6 fois par semaine) a également un effet protecteur, quoique moins prononcé.


Ces travaux vont dans le sens de ceux rapportés en 2014 et qui montraient qu’un extrait de thé vert (27,5 g) semblait améliorer la mémoire de travail de participants (N=12 ; âge moyen = 24 ans) en favorisant les connections entre les neurones (connexions appelées synapses), comparés à ceux qui n’en buvaient pas.

De plus, une étude épidémiologique portant sur un millier de Japonais âgés d’au moins 70 ans indiquait que ceux qui buvaient une tasse de thé vert par jour (ou 4 à 6 tasses par semaine) avaient un risque réduit (-38%) de développer des troubles cognitifs (en particulier des problèmes de mémoires), comparés à ceux qui en buvaient moins de trois par semaine. Ce risque est diminué par deux (54%) lorsque la consommation est d’au moins deux tasses par jour.


Il est à noter que l’epigallocathechin-3-gallate (EGCG, le principal antioxydant présent dans le thé vert), ne semble pas améliorer la performance cognitive chez des adultes en bonne santé aux doses quotidiennes de 135 et 270 mg, mais stimule en revanche la circulation sanguine dans le cerveau.


Réduction du poids


Selon une méta-analyse publiée en 2010, le thé vert, plus précisément les catéchines et la caféine qu’il contient, pourrait avoir un effet amaigrissant et aider à contrôler le poids, à condition qu’il soit associé à un régime adapté. Ainsi, chez des personnes souffrant d’obésité, la consommation quotidienne d’extrait de thé vert contenant de 580 mg à 710 mg de catéchines et de 40 mg à 110 mg de caféine a entraîné une réduction de l’indice de masse corporelle (IMC), du poids et du tour de taille. Si l’effet est significatif, il demeure modeste et nécessite la combinaison des deux substances (catéchines et caféine).


D’autre part, des études ont montré que la prise d’extrait de thé vert augmentait la dépense énergétique et stimulait la dégradation des gras emmagasinés dans l’organisme; des effets qui pourraient contribuer à la perte de poids.


Prévention de certains cancers


Cancer de l’endomètre. En 2009, une méta-analyse d’études épidémiologiques montrait une corrélation entre la consommation de thé vert et la réduction du risque de cancer de l’endomètre. Les auteurs de cette étude attirent toutefois l’attention sur le fait que le nombre d’études sur le sujet est faible et que la quantité de thé vert utilisée est difficile à quantifier. Une autre étude parue la même année allait dans le même sens en rapportant une association entre la consommation de thé vert (5 à 6 tasses par semaine ou une tasse quotidienne) et un risque réduit (-23 %) de cancer de l’endomètre.


Cancer des ovaires. Les femmes qui boivent au moins 2 tasses de thé par jour (thé vert ou noir) ont moins de risque (-46 %) de développer le cancer des ovaires. Cette observation a également été rapportée dans une autre étude publiée en 2002.


Cancer de la prostate. Le lien entre la prévention du cancer de la prostate et la consommation de thé vert est difficile à établir. Certaines études de population montrent une corrélation entre la réduction du risque et l’augmentation de la consommation de thé. D’autres concluent que ce n’est pas le cas. Les résultats d’études cliniques sont encore peu nombreux, quoique prometteurs. Ainsi, des volontaires atteints d’une hypertrophie bénigne de la prostate présentant des risques d’évolution en cancer ont pris 600 mg de catéchines de thé par jour, pendant 1 an. À la fin du traitement, le taux de cancer diagnostiqué a été de 3 % seulement, au lieu de 30 % dans le groupe témoin.


Réduction de l’hypertension


Le thé vert est utilisé en Médecine traditionnelle chinoise pour traiter l’hypertension. Des études cliniques montrent qu’il pourrait effectivement réduire la pression artérielle de personnes souffrant d’obésité. Cet effet a aussi été montré plus récemment chez des personnes en bonne santé.


En Médecine chinoise traditionnelle, le thé vert est utilisé pour traiter les troubles digestifs, stimuler les fonctions cognitives, favoriser l’élimination de l’urine et la circulation sanguine, ainsi que pour accélérer l’élimination de l’alcool et d’autres toxines. Mais ces usages traditionnels n’ont été évalués de façon scientifique.

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